De fausses affiches Interdiction de Stationner bernent les policiers

Au cours d’une période de deux ans, les policiers de Tarpon Springs, en Floride, ont émis 233 constats d’infraction à des automobilistes qui s’étaient garés près d’affiches « Interdiction de Stationner » placées autour d’un restaurant populaire. Le coupable de cette incroyable supercherie est le promoteur Mike Bronson qui niait son implication avant de finalement l’avouer. Dans un rapport de 23 pages, le chef de police Robert Kochen avoue l’inefficacité de son département dans la matière : « Nous avons gaffé. Nous n’avons pas porté attention à cette chose comme nous devrions l’avoir fait. »

Qu’en est-il des citoyens dont l’amende a été payée? « Je suis content que Monsieur Bronson a admis cet acte et le département de police a été très proactif par rapport à ce problème. J’ai toujours des soucis quant à l’action que nous pouvons employer pour, au minimum, demander à Bronson de rembourser ces amendes qui ont été payées », a dit le commissionnaire Peter Dalacos. Le promoteur ne s’expose pas à des charges criminelles pour le moment. Des conséquences sont à prévoir, mais leur nature reste à déterminer.

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À l’instar des affiches officielles, celles plantées autour du restaurant ne possédaient pas d’auto-collant de la ville bien en vue derrière la façade métallique. La municipalité de Tarpon Springs désire « remédier ou rembourser les montants des billets d’infraction émis. » De plus, ceux-ci seraient purgés du système. Le montant réclamé était de 20$ US, dont 15$ allaient directement dans les coffres de la municipalité et le 5$ restant était envoyé à une fondation appuyant les brigadiers scolaires. Selon Don Alvino, propriétaire du restaurant ceinturé de fausses affiches, le Tarpon Turtle, Bronson désirait harceler ses clients.

Harceler? Oui car Alvino a acheté le commerce de Bronson en 2006 pour la modique somme de 3,4 millions de dollars américains. Depuis ce temps, l’ancien partenaire s’est donné comme mission de réduire en cendres les efforts du nouveau propriétaire. Les responsables de l’application du code civil sont aussi à blâmer dans cet incident : en mai 2007, Alvino a participé à une rencontre spéciale concernant des plaintes dirigées contre son restaurant. Il avait alors été confirmé que les affiches étaient fausses. « Apparemment certaines affiches ont été déplacées à la requête du code civil, mais le problème n’a pas été complètement résolu puisque les affiches sont toujours là aujourd’hui », a écrit Kochen dans son rapport officiel. Pour le moment, les affiches demeurent sur place dans l’attente d’une solution qui ne devrait tarder à être mise au point.
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