Une mère injectait des excréments à sa fille

Il y a deux jours, nous vous communiquions une histoire choquante impliquant un père dément qui avait injecté une dose de sang contaminé par le SIDA à son fils alors qu’il était bébé. Cet homme formerait un beau couple avec la femme de l’histoire suivante, arrêtée deux fois plutôt qu’une en raison d’avoir déposé des matières fécales dans le tube intraveineux de sa jeune fille.

Emily McDonald, une mère de 23 ans, n’a pas toute sa matière grise. Sa fille a été traitée pour de nombreuses infections au Dell Children’s Medical Center. Les docteurs ont constaté, après avoir examiné son sang, que ces infections étaient provoquées car des excréments se retrouvaient dans son organisme. Au cours des 24 dernières heures, Emily McDonald a été arrêtée, relâchée, arrêtée à nouveau puis encore relâchée. Deux juges du Travis County Justice Complex ont blâmé un problème informatique : celui-ci aurait révoqué leur décision!

La juge Charlie Baird se défendait de sa décision de libérer la jeune femme car elle ne possédait pas de dossier criminel et ne représentait pas un risque pour la société. « Puisqu’elle n’avait pas un historique de criminalité, n’avait jamais eu de démêlées avec la justice auparavant, et étant donné le caractère unique de la situation ainsi que l’implication du CPS (alias service de protection de la jeunesse), je ne pensais pas qu’il y avait un risque que quiconque d’autre ne soit blessé. »

Une caméra de surveillance placée dans la chambre de la petite fille au centre médical a tout révélé. McDonald a été filmée en train de prendre de la matière fécale dans une couche salie par son enfant avant de déposer son contenu dans le tube intraveineux central qui pénétrait le réseau sanguin de la victime. Les policiers s’indignent face à la décision de la cour : « C’est choquant pour nous. Qu’une personne soit accusée de sévices envers un enfant – un crime au premier degré et odieux qui scandalise cette communauté – déjà relâchée après avoir acquitté sa caution est inacceptable », s’est exprimée Julie O’Brien, commandante de la police d’Austin, aux États-Unis.

Emily McDonald fera enfin face à la justice dès le 9 juillet 2009. En attendant, la police surveille ses moindres faits et gestes. Elle doit porter un appareil électronique qui détermine sa position à toute heure du jour, vivre chez ses parents et se voit interdite de tout contact avec ses trois enfants. Diantre, elle en a eu trois, est-ce qu’ils ont tous subis un sort similaire? La question se pose. Sur ce, bon appétit.
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