Tueuse de bébés derrière les barreaux

Dans la vie, il existe des monstres. Michelle Kalina en est un. La femme avait interdit à sa fille Elizabeth (19 ans) et son conjoint de fouiller dans un des placards de leur appartement à Reading, en Pennsylvanie. Pendant deux longues années, le règlement a été observé. Toutefois, en juillet dernier, la zone interdite a été franchie et l’horreur s’est dévoilée au grand jour.

Dans le placard, Elizabeth et le petit ami Jeffrey Kalina ont découvert ce qu’ils croyaient être des restes humains. La police s’est déplacée et a conclu que ce n’était pas le cas. La même journée, les deux curieux rappelaient les autorités après avoir mis la main sur deux autres contenants louches. Cette fois, la police a mené une enquête plus approfondie et a déniché trois contenants suspects, dont un qui avait été rempli de ciment.

Une semaine plus tard, l’appartement a été fouillé de fond en comble. Des ossements ont été trouvés dans un sac de plastique, ainsi qu’une lettre vieille de sept ans dans laquelle Michelle Kalina explique à son copain avoir donné naissance à une fille avant de la donner à une église pour adoption. La police a fait la lumière sur une affaire sordide : Kalina entretenait une relation secrète avec un homme qui l’aurait engrossé cinq fois – une fille, trois garçons et un autre bébé dont le sexe n’a pu être identifié sont ainsi nés avant d’être tués par la mère entre 1996 et 2000. La tueuse a même conservé les restes dans son appartement pendant tout ce temps.

Le pire dans tout ça, c’est que son copain actuel n’a jamais eu de doutes. Difficile de cacher une grossesse pourtant. Bien entendu, il avait remarqué le ventre gonflé, mais croyait sa copine lorsqu’elle lui jetait de la poudre aux yeux en lui inventant des histoires à la con, par exemple, qu’elle avait un kyste sur ses trompes de Fallope. La meurtrière fait face à un nombre indéterminé d’accusations pour homicide et d’abus de cadavres.